20 % des accouchements en France sont effectués à l'aide d'une césarienne, dont près de 10% seraient de confort ou de convenance. Le taux de césarienne était de 5 % il y a 35 ans. Les risques de complications et de mortalité infantile et maternelle n'ont en revanche pas diminué malgré l'augmentation du nombre de césariennes. Pour preuve, le taux de césarienne est de seulement 6 % aux Pays Bas et le chiffre de mortalité y est inférieur à la moyenne occidentale.
Il est évident que dans certains cas nécessitant l'accouchement rapide du bébé, la césarienne est un progrès bénéfique. En revanche, cette opération de plus en plus demandée par la mère, se répand à vive allure même lorsqu'elle n'est pas nécessaire.
Le Collège des Gynécologues-Obstétriciens français tire la sonnette d’alarme sur cette nouvelle tendance et rappelle le bon usage de ce mode d’accouchement. Ils précisent également qu’il est important d’informer les femmes sur les risques médicaux de cet acte chirurgical pour la mère et pour l’enfant, plus risquée qu'un accouchement par voie basse. En informant les futures mamans, il est alors parfois possible de les convaincre d'accoucher naturellement. Cependant, "force est de constater que dans certains établissements surtout privés, le nombre de césariennes est plus élevé. C’est plus pratique pour le praticien. Il ne se lève pas la nuit".Â
Pour faire comme les stars
Plébiscitée aux Etats-Unis par Britney Spears, Christina Aguilera, Sofia Coppola ou encore tout récemment Angelina Jolie, la césarienne à la demande débarque en France, motivée par la peur de la douleur ou la préservation du périnée. Certaines stars hollywoodiennes poussent jusqu'à demander une liposuccion en même temps, afin de sortir de la maternité avec une taille de guêpe!
Les positions de l'Organisation Mondiale de la Santé
L'OMS précise que les pays dont les taux de mortalité périnatale sont parmi les plus faibles du monde ont des taux de césarienne également faible. L'OMS préconise un taux de césarienne de 15 % environ. Ce taux varie également en fonction du niveau (1,2 ou 3) de la maternité.
Rétablir les faits: la césarienne ce n'est pas une partie de plaisir!
Ce qu'il faut savoir c'est que pendant une césarienne le futur papa n'est pas autorisé à rester pour l'accouchement, qu'une anesthésie péridurale est pratiquée dans la majorité des situations et qu'après, l'allaitement peut s'effectuer seulement 10 heures plus tard et que le séjour à la maternité est plus long. Sans compter l'augmentation du risque d'infections nosocomiales et d'hémorragies.
Des césariennes pour faire tourner l'économie!Â
Aussi étonnant que cela puisse paraître, une césarienne c'est bon pour l'économie! En effet, l'association CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) déclare qu' "une césarienne nécessite également l’intervention - et la rémunération - de toute une équipe de professionnels de santé durant l’intervention et en post-natal, ainsi que l’usage de quantités plus importantes d’anesthésiques, de produits pharmaceutiques et de médicaments que pour une naissance normale et enfin qu’elle induit également plusieurs journées d’hospitalisation pour la mère et son bébé. Tout cela représente des sommes non négligeables au bénéfice des équipes médicales, de l’industrie pharmaceutique et des établissements hospitaliers (et également un coût certain au détriment de l’assurance maladie, mais c’est là un autre débat) et permet d’en conclure que la césarienne se révèle être un véritable pan de l’économie de la santé en France puisqu’elle représente 20 % des 750 000 naissances annuelles.
Revenir à une accouchement naturel et plus humain
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Donc la césarienne oui mais seulement quand elle répond à un véritable danger pour la mère ou l'enfant.
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