Selon une récente étude américaine de l'Université de Washington, il semble que la conduite du père concernant la consommation de drogues, d'alcool et de tabac durant la grossesse de leur conjointe, influence celle de la mère. En effet, les femmes enceintes dont le partenaire continue à user de substances nocives ont plus de chance de faire elles-mêmes les mêmes abus. Il est plus facile pour la femme de renoncer aux abus si son conjoint entreprend cette démarche avec elle.
Pourtant, les pères ne changent que rarement leurs habitudes. Une autre étude américaine a étudié les comportements des jeunes hommes et femmes en couple attendant ou non un enfant. Trois dépendances étaient mesurées: l'absorption en une fois d'une grande quantité d'alcool, le tabagisme et la consommation de marijuana. Résultat, chez les femmes le fait d'être enceinte fait diminuer ces trois addictions. Cependant, chez les hommes aucune modification de leurs comportements, sauf une légère diminution de la consommation de tabac.
Précisons tout de même que les participants à l'étude venaient de milieux défavorisés. Malgré tout, nous pouvons en déduire que les papas ont une grande influence sur les mamans et qu'ils sont donc au premier plan pour les aider à vaincre leurs dépendances durant la grossesse. C'est le moment idéal pour remettre en question son mode de vie afin d'offrir à bébé un environnement sain. Rappelons que la consommation de drogues, de cigarettes ou d'alcool par n'importe lequel des deux parents durant la grossesse, est associée à certaines conséquences pour le nouveau-né : faible poids de naissance, risque accru de mort subite du nourrisson et autres problèmes de santé graves. Si un vrai changement a été fait à deux durant les 9 mois, il sera plus facile alors de maintenir après la naissance les efforts.
Allez les papas, au travail!
* Jennifer A. Bailey, Karl G. Hill, J. David Hawkins, Richard F. Catalano et Robert D. Abbott, Men's and women's patterns of substance use around pregnancy. Birth, Mars 2008. www.webmd.comÂ







