La campagne de vaccination contre le cancer du col de l'utérus (papillomavirus humain) a commencé depuis quelques semaines en France. Dans les magazines féminins et à la télévision des publicités vantent les mérites de ce nouveau vaccin devant être administré à de jeunes filles vers l'âge de 14 ans, avant qu'elles n'aient eu leur première relation sexuelle. Bien qu'en France ce vaccin semble faire l'unanimité dans la population et dans le monde médical, des voix discordantes venant d'autres pays tentent de se faire entendre. Sans rejeter en bloc les bienfaits de ce nouveau vaccin, il est important de poser certaines questions avant d'envoyer nos filles se faire vacciner.
Objectif du vaccin
Selon le Dr Johanne Blais, médecin à l’Hôpital St-François d’Assise dans la ville Québec au Canada, divers types de HPV (papillomavirus humain) causent différents problèmes de santé: "Il faut savoir que certains types de HPV sont considérés à faible risque, d’autres sont considérés à risque élevé étant donné leur lien avec le cancer. Certains provoquent une infection dans la zone anogénitale (condylomes), tandis que d'autres touchent des régions comme les pieds (verrues plantaires) et les mains (verrues vulgaires). Les types de HPV qui attaquent la zone anogénitale peuvent se transmettre durant les relations sexuelles - vaginales, orales ou anales - ou lors d'un contact intime avec la peau d'une personne infectée."
Actuellement, deux vaccins Gardasil® (Sanofi Pasteur Merck Sharp Dome) et Cervarix® (GlaxoSmithKline) sont autorisés et recommandés en France ainsi que dans 61 autres pays. Ils protègent contre l'infection par deux souches de papillomavirus humains (HPV 16 et 18) transmis sexuellement. Près de 80 % des femmes adultes sont infectées par les différents types de HPV - il existe des centaines de souches virales - mais les HPV 16 et 18 sont responsables de 70 % des cancers.
Les fabricants préconisent de vacciner les fillettes à l'âge de 14 ans en précisant dans le même texte que "plusieurs études ont mesuré l’efficacité de ce vaccin, la principale a concerné plus de 12 000 femmes âgées de 16 à 26 ans (vivant dans 13 pays différents) qui n’étaient pas infectées par le virus". Selon Diane M. Harper, la scientifique principale qui a développé le vaccin Gardasil, vacciner les fillettes de cet âge "est une expérimentation médicale à grande échelle", étant donné que les études n'ont pas été faites sur la tranche d'âge appelée à être vaccinée.
Aucune garantie
Au Québec, les critiques fusent
Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, la Fédération du Québec pour le planning des naissances, le Réseau canadien pour la santé des femmes et Action pour la protection de la santé des femmes, considèrent qu’il est impératif de suspendre l’implantation du programme de vaccination contre HPV. Selon l’avis de plusieurs professionnels de la santé, de groupes de femmes ainsi que de Mme Diane M. Harper, il n’a pas été suffisamment testé pour en connaître les effets indésirables et négatifs sur les jeunes filles de 9 à 15 ans. Son efficacité a été démontrée sur les femmes âgées de 15 à 25 ans uniquement. "Vacciner les jeunes filles du primaire et du collège, donc de 9 ans et plus comme le souhaite le programme, revient à signer un chèque en blanc sur la santé de nos jeunes filles.
Cette campagne de vaccination coûtera aux autorités québécoise au moins 50 millions de dollars cette année, dont 40 millions uniquement pour l'achat du vaccin. D'autres provinces canadiennes ont emboîté le pas, de même que les États-Unis.Â
Les médecins suisses dénoncent
Des groupes de médecins suisses indépendants, proposent de fournir au public une information nuancée sur les programmes de vaccination. Ils ont d'abord protesté contre la précipitation générale dans l'homologation du Gardasil et la mise en place des campagnes de vaccination. De leur point de vue, en l'absence de données scientifiques claires, vacciner nos filles avec ce produit revient à en faire des cobayes de l'industrie pharmaceutique.
Où se situe l'intérêt?
Des questions sans réponse
- Comment savoir si l'intérêt financier de ces laboratoires pharmaceutiques ne priment pas sur la santé publique?Â
- Pourquoi commercialiser un vaccin sur lequel nous n'avons aucune garantie quant à son efficacité à long terme?
- Pourquoi certains vaccins auparavant obligatoires, qui ont fait l'objet d'une vaste "campagne d'information" (ou plutôt campagne publicitaire...) comme le vaccin contre la tubeculose, ne le sont plus aujourd'hui? Qu'est-ce qui a changé entre-temps? Qu'est-ce qui nous prouve que le vaccin contre le cancer du col de l'utérus sera toujours recommandé dans 15 ans?
- Et enfin, pourquoi est-il si malvenu de poser des questions aux laboratoires pharmaceutiques?








