Selon un nouveau rapport de l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), le nombre de nouveaux cas de cancers en France en 2005, a été estimé à près de 320 000 pour les deux sexes confondus, 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes. Les modifications de l'environnement pourraient être partiellement responsables de l'augmentation constatée de certains cancers.
Les pesticides, le radon, les particules ultra-fines qui échappent aux filtres des moteurs à diesel ou les examens radiologiques répétés jouent un rôle avéré ou suspecté dans la survenue de cancers, souligne le rapport rendu public hier.
Sans parler de certitudes, ils ont pu mettre en relation la progression de ces cancers -sein, poumon, testicule, prostate, ovaire, thyroïde, plèvre et aussi tumeurs cérébrales et hémopathies malignes (dont les leucémies) - et des facteurs environnementaux.
Les pesticides, qu'on retrouve dans l'alimentation, l'eau de boisson, l'air, sont qualifiés de facteur débattu pour huit des neuf cancers étudiés (à l'exception de la plèvre). Les études sont souvent imprécises, notamment sur la quantité d'exposition aux pesticides, mais les soupçons sont "forts" et "répétés", note l'épidémiologiste Isabelle Stücker.
Des travaux estiment qu'"environ 1 300 à 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux de PM2,5 [particules fines] étaient ramenés respectivement à 20 et à 15 microgrammes par millimètre cube (µg/mm3)". A Paris, Grenoble, Rouen et Strasbourg, 10 % des cancers du poumon sont attribuables à l'exposition aux PM2,5.
Selon Le Monde "les experts réunis par l'Inserm ont pris en compte les facteurs de risque environnementaux des cancers dont l'exposition est subie et non générée par des comportements individuels", ce qui leur a fait, par exemple, inclure le tabagisme passif et exclure le tabagisme actif.
Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, particulièrement actif sur les pesticides, a regretté un rapport "prudent à l'extrême" et dénotant "un manque total d'ambition dans les recommandations".Â
Le rapport complet disponible sur le site Internet de l'Inserm








