Les grecs le font depuis fort longtemps pour lutter contre la chaleur accablante de l'été hellénique. Si peindre son toit en blanc pour conserver la fraîcheur de son habitation est pratiquée depuis des lustres, les scientifiques viennent tout juste de le prouver et de mettre au point la formule mathématique permettant de calculer avec précision les économies de CO2 réalisées grâce à cette technique.
L'étude menée par une équipe de chercheurs californiens du Berkeley National Laboratory, vient d'être publiée dans la revue Climatic Change. Selon les auteurs, si les 100 plus grandes villes du monde remplaçaient les toits noirs de leurs bâtiments par des toits blancs et si les routes faites d’asphaltes étaient construites avec du béton ou recouvertes d’un matériau colorant, il y aurait 44 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en moins dans l’atmosphère. Soit plus que la totalité de ce qu’émet la population mondiale en un an. Ce moyen permettrait de compenser la croissance des émissions de CO2 pour les dix prochaines années.
Pourquoi le blanc? Parce qu'il absorbe beaucoup moins de chaleur que le noir, ce qui permettrait entre autre d'économiser environ 20% de climatisation lors des grandes chaleurs et de limiter le rayonnement des infrarouge en direction de l'atmosphère.
Facile, abordable, efficace... trop beau pour être vrai?











