Le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes ne croit pas nécessaire la campagne de vaccination massive contre le VPH, le virus du papillome humain, que mènera le gouvernement du Québec cet automne.
Sa présidente, l'infirmière Claire Dubé, fait remarquer qu'il en coûtera 50 millions de dollars pour protéger les jeunes filles contre ce virus susceptible de provoquer un cancer du col de l'utérus. Mais, selon elle, ce que le ministère de la Santé ne dit pas, c'est que le VPH s'élimine naturellement dans 90 % des cas.
Le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes reconnaît néanmoins que le vaccin Gardasil est efficace pour contrer le VPH.
Cependant, comme cette efficacité n'est actuellement reconnue que pour une période de cinq ans, Claire Dubé croit qu'il serait opportun d'attendre les conclusions d'études plus poussées, qui ont cours dans le monde.
Claire Dubé souligne que malgré l'éventuelle campagne de vaccination contre le VPH, le test PAP continuera d'être la méthode de prévention la plus efficace contre le cancer du col de l'utérus. Des 280 cas diagnostiqués chaque année grâce à ce test, 75 se soldent par un décès.
Autre article à ce sujet: Voix discordantes autour du vaccin contre le cancer du col de l'utérus.

Ecrit par Annie , 22 janvier 2009, 04:29







