




| Eduquer sans fessées |
| Dimanche, 15 Février 2009 11:00 |
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"Une petite fessée n'a jamais fait de mal !"... La phrase classique que l'on entend dans la bouche de beaucoup de Français. 85% des enfants reçoivent en France des punitions corporelles qui pour 25% d’entre elles, sont d’une réelle violence. L'Union Européenne s'apprête prochainement à interdire la fessée dans tous les pays européens. Actuellement, elle est interdite dans les pays d'Europe du Nord. En France, depuis 1996, la loi autorise une correction corporelle "raisonnable". Tout le problème réside dans cette subjectivité de ce l'on considère comme raisonnable ou non. Comme le dit si bien Olivier Maurel dans son livre Oui la nature humaine est bonne, le problème avec la fessée est de savoir où nous fixons la limite. A partir de quand la fessée se transforme en violence éducative? Une fessée par semaine, par mois, par an? Est-ce qu'une petite tape est moins grave qu'une grosse tape? Mais comment faire objectivement la différence en une petite et une grosse tape? Certaines fessées acceptables pour les uns seront considérées par d'autres comme une violence inadmissible. Je veux en venir au fait que si on accepte une petite tape, on ouvre la porte à tous les types de châtiments corporels, car la limite est objectivement impossible à fixer. Puis, il est faux de dire que la fessée est nécessaire pour recadrer un enfant, pour l'empêcher de devenir un enfant roi. L'on pratique la fessée depuis la nuit des temps et cela n'a pas empêché l'apparition de l'enfant roi. Les Suédois l'ont interdit en 1979, et à ce que je sache, il n'y a pas d'épidémie d'enfants rois dans ce pays. Au contraire! La Suède est reconnue à travers le monde entier pour son excellent modèle éducatif et scolaire. La fessée n'apporte visiblement rien de constructif. Certaines études ont même prouvé le contraire. Elle humilie l'enfant, détériore l'image qu'il a de lui-même et surtout elle montre que la violence prend la place de la parole. Éduquer sans fessées ne veut pas dire tout permettre et se laisser mener par le bout du nez! En cas de crise, il est tout à fait possible de calmer un enfant en l'immobilisant calmement. En l'entourant de ses bras par exemple. Ou en lui demandant de s'isoler dans sa chambre quelques minutes le temps qu'il se calme. Avec Émile, mon mari et mois avons fait le pari d'une éducation sans fessées, sans violence aucune. Ce n'est pas toujours facile à appliquer au quotidien parce que les vieux réflexes ancrés depuis des générations dans nos gènes rejaillissent parfois. Choisir une éducation sans fessées c'est aussi faire un travail sur soi, se demander pourquoi l'on agit ainsi et choisir de donner une autre éducation que celle que l'on a reçu. L'on peut regretter toute sa vie d'avoir taper son enfant. Mais jamais l'on ne peut regretter le choix de la confiance et de la douceur.
Quelques sites Internet pour plus d'informations:
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Commentaires (6)
![]() La violence
Ecrit par Location Aiguines Verdon , 10 septembre 2010, 18:00 La violence entraîne la violence... j'ai entendu cela quelque part, et j'avoue que je l'applique à l'éducation de mes enfants... tant bien que mal
Sans Violence
Ecrit par Lucky , 15 juillet 2010, 14:44 La television a aussi tendance a mettre les enfants dans un etats de surexcitation, surtout apres avoir vu un film d'action! Ca peut peut-etre interesser certaines, c'est un systeme de filtrage de Films DVD: Clearplay / www.clearplay.fr
Il me semble que ca filtre les passages violent et aussi tout ce qui est sexe/sang/injures. Ca peut etre interessant si ca rend les enfant moins turbulent! ...
Ecrit par mamzelle yaya , 17 avril 2010, 08:11 Le 28 avril à nimes nous proposerons la journéee pour l' education non violente
sensibilser les parents mais aussi parler et se soutenir face aux moments difficiles et trouver d' autresressources pour mettre des limites sans fessée , ni punitions , ni injures etc.... ...
Ecrit par Idealités , 09 juillet 2009, 22:22 Mon conjoint étant français et moi québécoise, nous avons été confronté à un différent culturel sur ce sujet. Sans dire que la fessée est mal vue au Québec, disons qu'elle est plus normale en France, d'après ce que j'en ai saisie. Mon conjoint n'avait jamais songer à ne pas donner de fessées. J'y était carrément opposée. Alors nous en avons discuté. Maintenant nous sommes deux à prôner le fait qu'il est inutile et nuisible de donner la fessée à un enfant, voire un bambin !!
Notre fils est dans la phase du "Terrible two", il exprime une violence nouvelle et s'affirme: ce n'est pas facile à vivre pour des parents. Mais je continu de croire que rien ne sert de le frapper ou lui gueuler dessus. Parfois je craque e me fâche mais ça n'a jamais été constructif ! Mon fils ne cherche qu'à me "défâcher"; le reste, il l'a oublier ! ! Avant cet âge, je trouve encore plus absurde de se fâcher contre un bébé. Je ne crois pas qu'un enfant n'ayant pas "l'age de raison" ; la capacité de raisonner puissent manipuler ! Ils peuvent être conditionnés par contre. Par exemple : pleure et crise = récompense. Un non (rationel et logique) reste un non. Si un enfant commet un acte si grave que seul la fessée peut sembler convenir; il est temps d'aller chercher une aide professionnelle pour cet enfant. Bonjour Mummy Active...
Ecrit par Maman Ecolo , 05 mars 2009, 17:52 Merci pour ton commentaire.
Je n'ai pas de recettes! Comme je l'écris dans l'article, éduquer sans fessées c'est aussi souvent remettre en question l'éducation que l'on a reçu. Il faut se demander pourquoi l'on agit ainsi. Pourquoi vouloir tant contrôler et dominer ses enfants. Plus concrètement, quand je me sens dépassée par la situation avec mon fils Émile, je m'isole quelques minutes dans ma chambre et je r-e-s-p-i-r-e! Je me calme et je sors ensuite pour le gronder mais calmement. Je n'y arrive pas à tous les coups, parfois le ton de ma voix est énervé, mais quand j'y arrive cela à beaucoup d'impact. Allez courage! Les chemins de l'éducation ne sont pas sans embuches... ... Ecrit par mummy active , 04 mars 2009, 11:36 J'aimerais avoir ta recette, car moi je n'arrive pas à ne pas donner de fessée. Je n'en donne pas tout le temps évidemment, mais parfois c'est le seul moyen que je trouve pour calmer l'enfant. Et cela résoud souvent beaucoup de choses.
Je suis admirative car je préférerais vraiment ne pas en donner Ecrivez un commentaire
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