




| Faut-il être politiquement correct concernant l'allaitement? |
| Mercredi, 18 Février 2009 12:18 |
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Là, je sens que je vais en faire réagir plus d'une. Tant mieux! Un blog sert à lancer des débats. En France, il est politiquement correct de dire "Si une femme ne veut pas allaiter, cela ne regarde qu'elle. Il ne faut pas juger ce choix." Moi j'avoue que quand une femme enceinte, en pleine santé, me dit qu'elle préfère ne pas allaiter ou simplement allaiter quelques semaines, cela me choque et me désole à la fois. L'on entend encore fréquemment des jeunes femmes dire que l'allaitement fatigue, que le lait maternisé est d'aussi bonne qualité que le lait maternel, que l'on ne peut pas allaiter si l'on reprend le travail, que beaucoup de femmes manquent de lait, qu'avec l'allaitement l'on ne sait jamais si l'enfant mange à sa faim, ... Tout cela est faux et archi-faux.* Ce discours me désole profondément. Ce genre de commentaires montrent à quel point la désinformation concernant l'allaitement continue de se transmettre de générations en générations. Et montrent aussi à quel point le corps médical fait mal son boulot d'information et d'accompagnement auprès des futures et jeunes mamans. Choisir de ne pas allaiter quand on le peut, est à mon avis un choix grave de conséquences pour l'enfant. Il faut savoir que le lait de vache a été fabriqué, vous ne serez pas surprise, pour nourrir un veau. Même transformé en lait maternisé il contient toujours des protéines bovines qui sont absorbées par le le tube digestif du bébé humain, prévu pour traiter des protéines humaines. Contrairement à l'humain, le veau pour survire dans son environnement, doit développer en premier lieu sa masse musculaire puis ensuite un peu de cervelle. Le veau n'a pas vocation à devenir un être intelligent! L'homme au contraire, "s'accommode d'une croissance osseuse lente mais doit développer un cerveau volumineux et complexe. Il n'est donc pas tellement surprenant que le QI des enfants nourris au lait maternel soit en moyenne plus élevé que celui des enfants nourris au lait de vache", déclare le Dr Seignalet dans son excellent livre L'Alimentation ou la troisième médecine. Tout cela est très logique. Sans compter qu'il est prouvé par différentes études scientifiques qu'un enfant allaité aura moins de chances de développer au cours de sa vie des allergies de toutes sortes, du diabète, des maladies inflammatoires de l'intestin et même des cancers. Alors quand j'entends une femme me dire qu'elle n'allaitera pas ou peu, je pense à tout cela. Bien sûr, je sais qu'elle n'en a pas conscience et que ce choix a sûrement été grandement influencé par ses exemples familiaux. Mais moi voyez vous, je ne peux lui répondre "Mais oui c'est toi qui choisis. Ne te fais pas de soucis avec ça!". Non. Je lui dis plutôt de bien réfléchir parce que ce choix aura des conséquences sur la santé de son enfants durant toute sa vie. La responsabilité est lourde à assumer mais c'est la vérité. Dire le contraire serait de la complaisance. Alors oui certaines femmes ont de la difficulté à avoir du lait, mais elles sont rares et il ne faut pas abandonner à la moindre petite difficulté! L'acupuncture, l'homéopathie ou encore l'herboristerie ont des effets remarquables pour favoriser les montées de lait. Il suffit de s'informer un peu pour voir qu'il existe des outils pour se faire aider et réussir le démarrage de l'allaitement. Une fois que c'est en route, cela coule de source! Voilà pour l'article politiquement incorrect!
* A propos des fausses croyances concernant l'allaitement, je vous recommande de lire le livre L'allaitement du Dr Marie Thirion, publié aux éditions Albin Michel.
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Commentaires (16)
![]() allaiter oui mais pas toujours facile ni possible
Ecrit par sandrine , 08 mars 2011, 10:48 je viens de découvrir ce blog très intéressant. c'est la première fois que je fais un commentaire sur le blog de quelqu'un. en général je me contente de lire. mais là je ne peux pas m'empêche de réagir.
bien avant d'être enceinte j'ai voulu allaiter. c'était une évidence. pendant ma grossesse je me suis documentée pour ne pas être prise au dépourvu. ma sage-femme m'a prescrit un petit traitement pour favoriser la montée de lait et j'ai abondamment bu eau et tisane au fenouil etc... malgré tous mes efforts je n'ai jamais eu assez de lait pour allaiter complètement ma fille et cela dès le départ. elle est née un mois avant terme et était très petite. au bout de 5 jours à la maternité elle continuait à perdre beaucoup de poids et s'épuisait à téter. médecins et infirmières m'ont conseillé l'allaitement mixte. je me sentais très coupable et pleurait beaucoup. d'autant que des personnes bien intentionnées me disaient que l'allaitement mixte ça ne marchait pas. eh bien, ce sont des bêtises! j'ai allaité ma fille jusqu'à ses 7 mois et elle a toujours préféré le sein au biberon mais elle l'acceptait tout de même car elle avait faim. j'ai cumulé les désagréments du biberon (lavages...) et ceux de l'allaitement (notamment plus de deux mois de sueurs froides nocturnes qui m'épuisaient plus que les réveils de ma fille) mais j'ai persisté car j'adorait lui donner le sein. cependant la culpabilité ne m'a jamais lâché car je n'avais pas su avoir assez de lait. d'autant que les livres et sites sur le sujet ne cessent de mentionner que le manque de lait est très rare. non cela arrive. bisphénol
Ecrit par rivdago , 14 septembre 2010, 12:32 Des études prouvent que le bisphénol dans les biberons aurait provoqué la stérilité des enfants (garçons) nourris de cette façon. J'ai moi-même un exemple parmi mes amis et proches. Rien que cette seule raison devrait suffire à convaincre les jeunes mamans en bonne santé d'allaiter leurs enfants (connait-on les effets de ce qui remplace le bisphénol aujourd'hui). Ce n'est pas culpabiliser les mamans que de dire que l'allaitement est ce qu'il y a de mieux pour son enfant. En revanche, l'allaitement à volonté jusqu'à plus de deux ans, le cododo prôné par la lèche-league, et autres inventions loufoques (provenant du moyen age), participent à l'asservissement de la femme et sont EXTREMEMENT mauvais pour le couple... Alors un juste milieu... Personnellement j'ai un garçon (âgé de 3 ans aujourd'hui) que j'ai allaité jusqu'à 7 mois et demi. J'ai arrêté parce que j'ai dû subir un traitement de cortisone (pour une sinusite surinfectée). Cela faisait quelque temps qu'il finissait ses têtées en me mordant les seins (il avait plein de dents la première étant sortie à 3 mois...)... Le sevrage s'est fait sans problèmes pour lui et j'avoue que j'étais contente qu'il ne me morde plus. Je crois que c'était le bon moment d'arrêter pour tous les deux.
Dilemme
Ecrit par Eve971 , 13 septembre 2010, 04:21 Ma réponse est un peu tardive mais bon j'espère que quelqu'un me lira. Enceinte de 5 mois de mon troisième enfant, je me demande si je vais allaiter. Bien sûr je culpabilise un peu vu ma présence sur ce site d'ailleurs. J'ai allaiter ma première fille pendant 10 mois, (allaitement mixte, car ayant des difficultés les premiers jours à l'hôpital on lui a coller un biberon) le premier mois était plutôt difficile, crevasses, fièvre...mais j'ai continué malgré tout. J'ai allaité m'a deuxième fille 18 mois (les six premiers mois exclusivement au lait maternel...tant bien que mal je tirais le lait) J'ai eu des crevasses, de la fièvre, les larmes aux yeux à chaque fois que le bébé se mettait à téter...mais j'ai tenu bon...Pourtant cette fois-ci je n'ai pas envie et ce pour plusieurs raisons...Naturellement, je fais un bonnet F voire G. Quand j'allaite c'est un cauchemar, il m'est extrêmement difficile de trouver un soutien gorge approprié, en plus des crevasses, j'ai mal au dos et je suis mal dans ma peau. Car si en temps normal je fais un 85 F/G (oui j'ai dit 85), pendant la grossesse je prends énormément de poids et après l'accouchement je dois me contenter d'un soutien 110H qui je vous signale ne me tiens pas bien, car je crois qu'avec l'allaitement mon bonnet est bien plus profond qu'un H. J'ai également changé de statut et je dois reprendre le boulot un mois après (grand max) ce qui ne va guère me faciliter la tâche vu que je ne m'habitue à l'allaitement qu'à ce moment là. Bref, je connais les bienfaits de l'allaitement pour mon enfant...mais cette fois-ci, je ne m'en sens pas capable. Les crevasses, la fièvre, le mal de dos, les seins durs comme des obus, un bébé qui tête toutes les 1h30, l'incapacité de remplir un biberon de lait, la fatigue...je n'ai pas envie de revivre tout ça...mais en même temps j'ai l'impression de ne pas donner à mon troisième la même chance que mes deux premiers...de le priver de quelque chose que le lui "dois" en tant que mère.
...
Ecrit par Idealités , 09 juillet 2009, 19:43 J'allaite depuis 21 mois maintenant; mon fils ne semble pas être près de lâcher la tétée. J'avoue que je n'arrive pas à rester politiquement correct... D'abord parce que non, l'un n'égal pas l'autre. Ensuite parce que c'est loin d'être un choix banal. Finalement, parce que bien que nos sociétés se disent favorables à l'allaitement, je n'y croit pas : au nombre de commentaires que j'entends sur le fait que mon fils soit toujours allaité, je me dis souvent que c'est celles qui allaitent que l'on stigmatise finalement. On me dit d'aller allaiter dans la belle petite cabine à cet effet; de m'isoler de tous dans ce truc supposément fait "pour" nous les femmes qui allaitent. Comme si notre premier souhait était d'être couper du monde. Si on allaite en publique, on fait se sentir mal ces "pauvres femmes" qui on choisit de faire autrement (ou bien qui n'ont pas pu; c'est vrai que c'est difficile au début); on est des exhibitionnistes... Je ne porte pas de voile pour me couvrir lors de l'allaitement, mais je ne me "montre" pas non plus. On a déjà pas assez de modèles dans nos sociétés, si en plus celles qui ont de l'expérience se cachent; est-ce profitable pour l'ensemble de nos sociétés ?
Je me suis faite traiter de vache à lait... Je répond :" hey ouais, je suis un mammifère. De l'espèce qui nait la plus immature et ayant un temps de gestation aussi lent... Voilà pourquoi j'allaite." Je ne crois pas que nous ayons transcendé la nature au point d'oublier ce que nous sommes et nos besoins fondamentaux. Je crois qu'il faudrait vraiment que nos sociétés se familiarisent avec l'allaitement, qu'on côtoie d'avantage cet acte. Il faudrait arrêter de prôner un double message : les produits industriels ne sont pas équivalent à l'allaitement et la différence n'est pas banale. Sans culpabiliser celles qui font tout de même le choix de ne pas allaiter, je ne pourrai jamais penser que c'est "pas grave". Je prône un allaitement à long terme; comme l'a prévu des millénaires d'évolution. à chaque fois que nous avons cru surpasser la nature; nous avons payé de notre arrogance. Dans une décennie ou deux, on nous traitera de barbares d'avoir traiter ainsi nos enfants durant près d'un siècle; engendrant des générations de gens angoissés et fragilisés. Dans toutes les discussions sur l'allaitement que j'ai lu ou entendu, il arrive toujours un moment où les femmes allaitantes deviennent les chiantes qui font se sentir mal les autres "bonnes mamans bien intentionnées". Faudrait toujours qu'on se tait pour ne pas blesser leur sensibilité. Non mais ! PRO PRO PRO
Ecrit par caro la parisienne , 31 mars 2009, 02:26 Bonjour à tous, jusqu'en septembre dernier, je n'avais pas d'avis tranché sur la question de l'allaitement et ayant été moi meme nourrie au biberon dès l'enfance sans jamais avoir eu de probleme de santé, je me suis toujours dit que lorsque j'aurai des enfants, je n'allaiterai pas forcément, que cela dépendrait de mon envie à ce moment là. Mais en septembre dernier, j'ai assisté à une conférence professionnelle (donc que des scientifiques s'adressant à des industriels et vice-versa) de l'industrie laitière. Il y a eu toute une présentation par une enorme multinationale du secteur dont je tairai le nom qui soulignait bien le fait que le lait maternisé ne remplacera jamais le lait maternel ! et là, j'ai été vraiment surprise que des entreprises qui gagnent beaucoup d'argent en vendant ces produits affirment une telle chose ! il ne disait pas qu'il vendait un mauvais produit, simplement que le lait maternel comportait beaucoup de bonnes petites choses pour nos bébés... voilà, cela a suffit à définitivement me convaincre d'allaiter.
Bon vent ! "The Case Against Breast-Feeding"
Ecrit par Coline , 26 mars 2009, 16:26 The Atlantic vient de publier un article sur le sujet, assez provocateur... http://www.theatlantic.com/doc...astfeeding
Formulation incorrecte !
Ecrit par murielle , 21 mars 2009, 17:07 L'allaitement est une chose normale. Ne l'oublions pas. Aussi, plutôt que de dire "un enfant allaité a un QI plus élevé", disons "un enfant nourri au lait artificiel a un QI plus bas". Et au lieu de "un enfant allaité aura moins de chances de développer au cours de sa vie [ici lister les maladies et problèmes de santé]", disons "un enfant nourri au lait artificiel aura plus de chances de développer [ici, citer la même liste]".
Le lait maternel n'est pas le meilleur aliment pour le bébé, c'est l'aliment NORMAL. C'est le lait artificiel qui est INFERIEUR. Allaiter n'est pas un idéal (car, entre nous, qui pense qu'un idéal est accessible ?), c'est la voie normale. Et je n'ai pas écrit que c'est la voie facile, car allaiter implique des difficultés tout au long du parcours. Mais c'est tout de même la voie normale. Faisons passer le message, formulons les choses comme elles le sont (et non pas comme Nestlé le dit dans ses publicités) et améliorons la vie des bébés à venir. Du lait humain pour les enfants humains. C'est le monde à l'envers !
Ecrit par la belle bleue , 09 mars 2009, 00:36 En effet, je vois de plus en plus de réflexions de personnes qui préfèrent le biberon et qui accusent les femmes qui allaitent au sein de faire de la propagande. L'allaitement est pourtant minoritaire en France, surtout après les 6 mois du bébé.
Je trouve cet article courageux, et ces choses méritent d'être dites. Comme Edwige Antier a osé parler des risques graves possibles liés au lait de vache dont on ne parle pas aux futures mamans (in "L'indésirable désiré"). J'ai personnellement allaité mes deux premiers enfants pendant 9 mois, avec quelques biberons de complément. Pour la 3è, prématurée, la mise en route a été très difficile comme en a témoigné Alexandra et j'aurais sans doute baissé les bras si je n'avais pas eu l'expérience de deux allaitements réussis. Donc je savais que je pouvais y arriver. Maintenant elle a un an, et je l'allaite encore. C'est une autre histoire...
...
Ecrit par mummy active , 05 mars 2009, 11:59 Personnellement je n'ai pas allaité mes deux filles et je ne compte pas allaiter mon troisième enfant.
Je ne souhaitais pas avoir cette relation avec mon enfant. Je ne m'en sentais pas capable et c'est toujours le cas aujourd'hui. Je ne regrette pas évidemment, mais si je conviens qu'il est mieux de le faire. ...
Ecrit par Blaise , 20 février 2009, 15:24 Dites donc, il faut se sentir rudement mal dans son choix pour parler d'un "matraquage pro-allaitement" dans la société française aujourd'hui...!
N'avez vous jamais remarqué toutes ces publicités pour les laits infantiles dans les petites mallettes que l'on remet aux jeunes parents à la sortie de la maternité ? N'avez vous jamais entendu des assertions du type : -"Je n'avait plus de lait.." -"mon lait n'était pas assez riche..." -"mon bébé ne savait pas téter..." -"la forme de mon mamelon ne lui permettait pas de boire correctement..." Autant de petites phrases toutes faîtes qui n'ont aucun fondement médical, et en matière de biologie ou de physiologie humaine qui n'ont strictement aucun sens! En racontant ce genre de choses sans se pencher un peu plus sur la question, des mythes sont répandus au détriment des enfants, qui sont bien les premiers concernés dans cette histoire. A moins d'une maladie particulière, d'un accident ou d'un problème majeur de la maman, qui bien entendu peut expliquer des difficultés d'allaitement, il n'existe aucun organisme de mammifère féminin qui ne soit capable de produire l'aliment dont son petit à besoin au début de sa vie. Quelqu'un a dit... "toujours pas de monté de lait au bout de trois jours..." Et alors... c'est tout simplement normal. Pendant les trois premiers jour, ce n'est pas du lait qui peut couler du mamelon, c'est du colostrum. Et du colostrum, un bébé n'en consomme que quelques millilitres par jours car c'est un produits extrêmement riche en toutes sortes de choses, et en anti-corps en particulier. Ensuite, ce n'est qu'entre le 4eme et le 6eme jour que la lactation se met réellement en marche. Ceci n'est qu'un exemple... mais cela illustre bien ce qui est incriminé dans l'article du Coin Bio. Et comprenez bien mesdames, que ceux qui sont en cause ici, ce n'est pas vous. Ce sont les personnels des maternités ou de préparation à l'accouchement qui n'ont pas fait leur boulot en expliquant ce genre de mécanismes naturels aux futurs parents. Allaitement, santé, vie privée, culpabilité, responsabilité.... un peu de confusion des genres!
Ecrit par Un papa , 20 février 2009, 13:19 Je viens apporter à cette discussion l'avis d'un papa. Certaines me diront peut être que je suis bien mal placer pour venir donner mon avis... mais ce n'est pas si sûr.
Parce que du point de vue d'un père qui a envie de s'impliquer dans la vie de sa famille, le biberon résoud très simplement tout un tas de questions, puisque cela nous donne également la possibilité de nourrir notre petit bébé. Et vous n'imaginez pas, vous les mamans, l'effet d'impuissance et de distance que peut provoquer l'allaitement chez vos compagnons. A première vue, le petit bébé allaité peut très bien se passer de son père pendant quelques jours, sans aucun problème, mais la maman prend une place nourricière et vitale pour l'enfant qui crée un lien extrêmement fort, dont le père est forcément assez distant. Je dis à première vue, parce qu'en fait, je pense qu'en tant que papa, on peut tout à fait s'impliquer à fond dans la démarche d'allaitement, et à mon avis cela rend les premier temps de l'allaitement bien plus facile quand la maman est soutenue par le papa. Bon. Sur les réactions à cet article, ça m'étonne toujours un peu de voir des gens qui disent: "Alerte, c'est une atteinte à la vie privée"... et qui en profitent pour étaler la leur et conclure sur un avis super tranché qui ne laisse aucune chance à la discussion. Pourquoi est ce que les femmes qui ont eu des enfants et ne les ont pas allaité se sentent toujours obligées de se justifier puis de s'auto gratifier de "bonne mère". Qui a parlé de mauvaise mère ? Il ne s'agit pas de cela dans l'article dont nous discutons. Il ne s'agit pas d'une attaque à la moralité des lectrices ! A mon avis, il faut plutôt comprendre dans cet article sur l'allaitement une critique de l'avis général... de tous ces lieux-communs qui sont véhiculés de mères en filles, de médecins en patient, sans que personne, à aucun moment ne se pose de questions. La consommation à grande échelle de lait non-humain par les bébés est arrivée assez tardivement à l'échelle de l'histoire, puisque cela date de l'après guerre. Or depuis cette période, la longévité des occidentaux s'est considérablement allongée mais leur santé s'est aussi considérablement dégradée, avec l'apparition de nouvelles maladies, de nouveaux troubles. Évidemment, de très nombreux changements sont arrivés simultanément sur cette période. L'allaitement n'est pas seul en cause. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que nous avons aujourd'hui toutes les bonnes raisons de nous interroger sur les choix de santé public fait depuis quelques décennies. Parler de l'allaitement ne devrait pas être un problème. Et ceux qui montrent par leur réaction défensive que c'en est un illustrent parfaitement le tabou qui entoure le sujet. ...
Ecrit par Oum , 20 février 2009, 10:05 Bon, je viens mettre mon petit grain de sel...Je pense que le sujet est difficile à aborder car les mamans qui n'ont pas voulu/pu allaiter se sentent constamment agressées par celles qui ont fait le choix d'allaiter...ou alors, elles leur font sentir une accusation tacite. Il ne faut pas se voiler la face: le simple fait de dire à une maman de reconsidérer son choix d'allaiter, moi je le considère comme une intrusion dans sa vie privée.
Si je prends mon exemple, je voulais à tout prix allaiter mon bébé. Pour moi, le choix du biberon ne se posait même pas. Je n'avais d'ailleurs pas acheté de biberon avant l'arrivée de la petite.Il se fait qu'après un accouchement difficile, douloureux et lent qui s'est fini par une césarienne a fait que je n'ai PAS de montée de lait DU TOUT....et ce pendant plusieurs jours...Je ne raconterai pas le stress accompagnant cette expérience, ni la douleur ressentie au sein à chaque fois que je mettais la petite au sein...ni la pression des pro allaitements à l'hôpital de continuer à allaiter ni celle des anti allaitements qui me culpabilisaient parce que ma fille ne reprenait pas son poids de naissance....Bon, je vais pas m'étaler davantage car j'ai eu une très mauvaise expérience avec l'allaitement pendant 2 mois. J'ai dû quand même compléter avec du lait maternisé car je n'avais jamais assez de lait. En me relisant, je vois que j'ai mis le mode caliméro on. En fait, ce que je cherche à dire c'est que ces difficultés, je ne souhaitais pas les étaler devant TOUTES les personnes qui me faisaient la morale quand ils me voyaient donner le biberon à ma fille. Chacune son expérience, chacune sa vision des choses. Et je pense qu'il est important de respecter le choix des unes et des autres...Voili voilou.... Précisions....
Ecrit par Maman Ecolo , 19 février 2009, 15:35 Comme je m'y attendais, mon article fait réagir... Beaucoup de commentaires, surtout sur le groupe Facebook du CoinBio.
Je remarque que la seule qui est plutôt d'accord avec moi (je suis québécoise) est une française qui habite depuis 10 ans au Québec.... Serions-nous dans un débat de valeurs culturelles? On sent que l'allaitement est un sujet sensible en France. Pour répondre à Alexandra, si vous relisez bien mon article, je parle des mamans en bonne santé, qui n'ont pas de problèmes particuliers. Allaiter un prématuré est très difficile. Je le sais bien. Vous n'avez pas à vous culpabiliser, surtout si vous avez essayé. Bravo! Mon coup de gueule s'adresse surtout au corps médical qui fait affreusement mal son boulot d'accompagnement. Vous le dites vous mêmes. Je ne veux pas culpabiliser les mamans. Je dis juste que lorsque le choix est pris réellement par choix (et non suite à des problèmes liés à l'accouchement ou de santé) et bien il faut être consciente de ce que cela implique au niveau de la santé du bébé. Ce n'est pas juste moi qui le dit, des études le prouvent. L'allaitement est extrêmement bénéfique sur la santé d'un humain et ce pour toute sa vie. Pourquoi est-il si délicat de dire cela? Je dis uniquement qu'il y a beaucoup de complaisance en France concernant l'allaitement, qui est limite devenu au fil du temps un sujet tabou. Il est important de pouvoir en parler. Malheureusement, je sens que ce sujet sensible est difficilement abordable. Et les VRAIES difficultés ??
Ecrit par Alexandra , 19 février 2009, 15:21 En tant que maman de 2 bébés nés prématurément, j'ai essayé d'allaiter mes 2 enfants.
Je peux te dire que c'est très compliqué. La montée de lait se fait difficilement en l'absence du bébé auprès de sa maman, il faut tirer son lait à intervalles très réguliers et même si les services de réa néonat et de néonat ont fait beaucoup de progrès, tout n'est pas toujours mis à disposition des mamans dans les chmabres d'hopital pour aider... Le lait tiré se retrouve dans un cycle d'analyses et le bébé ne peut en profiter de suite, donc en fonction de sa prématurité les services leur donne du lait "industriel" ou maternel pour compléter. Se retrouver ensuite à la maison avec un bébé préma, avec l'épée de damoclès liée à une prise de poids hyper surveillée, est également un parcours du combattant. Bref, je n'ai pas réussi à allaiter mes enfants très longtemps. Tout ça pour dire, que je trouve un peu dur ce type d'article qui ne fait que culpabiliser un peu plus certaines mamans rencontrant de vraies difficultés. A bon entendeur. ... Ecrit par Oelita , 18 février 2009, 18:13 Et si les arguments donnés par les non-allaitantes étaient là non pas par désinformation (de nos jours, faut le vouloir pour échapper au matraquage pro-allaitement, désolée, chacune voit midi à sa porte), mais pour tenter de se justifier face à ces reproches accusateurs ? qu'on ressent très très bien, je te l'assure.
Bref, je n'ai allaité aucun des mes 5 enfants, je n'ai même pas essayé, et ma foi, depuis 18 ans, je ne regrette rien... je n'en avais AUCUNE envie, et l'exemple des nos mères me montrait qu'on pouvait faire autrement, donc voila. Autant j'ai adoré être enceinte, autant j'adore élever 5 enfants, autant je n'ai jamais eu le moindre soupçon d'envie d'allaiter. Et je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit d'avoir 5 enfants pour autant. Je suis persuadée que les études que tu cites sont biaisées : aujourd'hui, une maman qui allaite est plus souvent une maman "perfectionniste" qui cherche à être une très bonne maman (comme le montre ton article). C'est parfaitement logique qu'en moyenne, leurs bébés aient un QI un peu plus important, par exemple, vu que c'est souvent le cas des enfants les plus poussés par leur milieu familial. Ou qu'ils aient moins de soucis de santé pour les mêmes raisons. (quant aux allergies, il me semble que les études sont loin d'être concluantes). Mais on peut aussi être une bonne maman sans allaiter, ouf. Ecrivez un commentaire
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C'est FAUX. Idem pour les allergies. Idem pour la soi disant meilleure relation mère/enfant. Lisez l'étude Kramer avant de dire des bêtises.
La seule chose que vous faites ici est de tenter de valoriser votre égo. Rien d'autre...si l'allaitement n'avait pas fonctionné vous auriez adapté votre discours..
Vous vous fichez bien de votre BB. Et vous n'en n'êtes même pas consciente.....
Pour être une bonne mère, on verra à l'autopsie. Dans quelques années... mais c'est plus difficile que de donner sa mamelle à têter, l'empathie et le respect de son petit sont plus importante que les purées vs. petits pots. Je pense que l'allaitement peut être source de dépressions graves, par la frustration, culpabilistion, souffrance physique et l'aliénation que cela entraîne. Cela peut aussi mettre de la pression sur le couple, et mener celui ci à la rupture (BB sera bien avancé...). Mais bien sûr on en parle pas. La nature a tout bien prévu ? quel argument imbécile. La nature fait dans "l'a peu près", la nature n'est pas morale, la nature est une tueuse de première, la nature permet la peste bubonique, les fentes palatines, la trisomie, la mort du nourrison, la nature se permet des bugs, des erreurs, elle n'a cure de la fragilité psychologique d'une maman à bout, mais peu importe, d'autres naitront, les dommages collatéraux ne l'intéressent pas...
Je n'ai rien contre l'allaitement librement choisi, mais je HAIS les excès et les gros égos.