Dépression, fatigue, irritabilité, sentiment d'impuissance, tristesse, ... Les jours qui suivent un accouchement ne sont pas toujours synonymes de bonheur parfait entre la maman et son nouveau-né. Entre 40% et 80% des nouvelles mamans seraient touchées par ce phénomène bien connu, appelé le babyblues, souvent attribué à une forte variation hormonale. Bien que les changements hormonaux doivent certainement jouer un rôle dans ce changement subit d'humeur, ils ne sont peut-être pas la seule explication.
Le cas de Patricia expliqué par le Dr David Servan Shreiber
La chute brutale d'oméga-3 dans l'organisme serait apparemment le principal responsable du babyblues. C'est ce qu'explique le Dr David Servan Shreiber dans son livre Guérir*, en prenant l'exemple de Patricia, une jeune maman comblée d'amour qui a souffert d'un sévère babyblues après son accouchement:
"Depuis une dizaine d'années, des perspectives entièrement neuves se sont ouvertes à propos du problème de Patricia: celle-ci résidait à New-York, une ville où la consommation quotidienne d'un des aliments les plus importants pour le cerveau, les acides gras essentielles dits oméga-3, est particulièrement basse, comme en France ou en Allemagne. Ces acides gras que le corps ne peut pas fabriquer sont si cruciaux pour la construction de l'équilibre du cerveau que le fÅ“tus les absorbe en priorité à travers le placenta. Pour cette raison, les réserves de la mère, déjà faibles dans notre société occidentales, chutent dramatiquement au cours des dernières semaines de grossesse. Après la naissance, les oméga-3 continuent d'être passés en priorité au bébé dans le lait maternel, dont ils sont un des constituants majeurs.Â
(...)
L'incidence du babyblues au Japon, à Singapour ou en Malaisie est entre trois fois et vingt fois moindre qu'en Allemagne, en France et aux États-Unis. Selon le Lancet**, ces chiffres correspondent à la différence entre ces pays en ce qui concerne la consommation de poissons et de crustacés et ne peuvent pas être expliqués par une simple tendance des Asiatiques à cacher leurs symptômes de dépression." (P.146).
 Une piste très intéressante à ne pas négliger. Merci Monsieur Shreiber!
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Où trouver les oméga-3?
Les oméga-3 se trouvent principalement dans les poissons gras: sardines, maquereaux, harengs, anchois entiers, saumon, thon, haddock et truite. Cependant, pour éviter d'être exposé au mercure présent en plus forte concentration dans les poissons situés en haut de la chaîne alimentaire, il est préférable de consommer les petits poissons en bas de la chaîne (sardines, maquereaux, anchois, harengs). De plus, ces derniers ne sont pas en voie de disparition!
Quelques sources végétales, comme l'huile de colza, l'huile de chanvre, les noix ou les graines et l'huile de lin, contiennent aussi des oméga-3.Â
Alors pour apprécier pleinement la naissance de votre bébé, vous savez quoi faire! Consommez des oméga-3 sans modération!
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* Guérir du Dr David Servan Shreiber publié aux éditions Robert Lafont. Vous pouvez aussi consultez le site Internet Guérir.
** The Lancet est une revue scientifique médicale britannique, publiée à un rythme hebdomadaire par the Lancet Publishing Group.
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