En France, le vin a la vie dure. Des années d'abus ont donné une mauvaise réputation à l'élixir des dieux. Même notre Président préfère un verre de coca au bon vieux canon de rouge. Selon le cabinet d'étude Xerfi, les français ont bu un million d'hectolitres en moins ces trois dernières années. Le marché du vin reste soumis à de fortes turbulences en 2009. En effet, l’évolution des comportements d’achat des ménages, dictée par le contexte actuel de crise, se conjuguera à la tendance lourde d’une baisse de la consommation individuelle de vin.
Cependant, des poches de résistance existent et les vins bio en font partis. Le succès des produits biologiques ne se dément pas. Contrairement à d’autres aliments, ce segment ne s’est développé que récemment pour le vin. En plein essor, le marché du vin bio dispose donc d’un important potentiel de croissance. Celle‐ci se reflète déjà dans la forte progression des surfaces de vignes bio, multipliées par 5 depuis 1995. L’évolution de la réglementation jouera également un rôle déterminant. Alors qu’actuellement seuls les raisins sont certifiés, à partir de 2010 l’ensemble du processus de vinification sera concerné.
Des mesures gouvernementales contribueront aussi à développer l'offre des vins bio en France. Ainsi, le plan "Agriculture bio, horizon 2012" vise à tripler les surfaces consacrées à l'agriculture biologique pour atteindre 6 %, rapportent les experts de Xerfi.
Boire moins, boire mieux, nous avançons petit pas par petit pas vers une société plus équilibrée!
L'étude complète disponible ici.
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