
Première partie: Coton agro-écologique dans le sertão brésilien
Depuis 2007, Tudo Bom ? met en place des projets de coton biologique avec des petits producteurs du sertão, dans la région Nordeste du Brésil. Agro-écologie, commerce équitable et respect mutuel sont les fondements de ces partenariats.
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Le sertão, région parmi les plus pauvres du Brésil
Le sertão est une zone semi-aride située dans l’intérieur des terres de la région Nordeste du Brésil. Il ne pleut que quelques mois par an, et les terres sont bien souvent peu fertiles – notamment à cause des monocultures et de l’utilisation intensive de pesticides chimiques de la part de grands propriétaires par le passé. Aujourd’hui ceux-ci on quitté la région, et restent de nombreux petits producteurs, qui tentent de survivre sur ces terres avec leur famille.
L’agro-écologie, un espoir pour l’agriculture familiale du sertão
Les producteurs avec lesquels Tudo Bom ? collabore suivent les principes de l’agro-écologie, intégrant notamment la notion de conviver com as pragas (vivre avec les « nuisibles »). Au lieu de chercher à tuer les prédateurs du cotonnier au moyen de produits chimiques, et par conséquent de contribuer à leur renforcement via la sélection naturelle, ceux-ci sont contrôlés. La culture de coton est associée à d’autres cultures (notamment haricot, maïs, sésame), qui vont attirer des prédateurs naturels des insectes qui affectent le coton, et ainsi les éliminer via l’écosystème lui-même. La conséquence à long terme est la réduction du pouvoir de nuisance des insectes, et par conséquent l’augmentation de la productivité des cultures.
Par ailleurs, ces consorcios (cultures associées), en opposition à la monoculture, permettent de diversifier les risques économiques. Si une année, pour une question de pluie par exemple, la récolte de coton est faible, les autres cultures pourront garantir un certain revenu au producteur.
Le commerce équitable, vers la croissance et la diversification
Traditionnellement les producteurs vendaient à un atravessador (intermédiaire), qui achetait le coton-graine entre R$ 0,60 et R$ 0,90 par kg. Ceux-ci revendait par la suite le coton à des entreprises qui réalisaient l’égrenage, processus qui consiste à retirer les graines, pour obtenir du coton-plume (ou fibre).
Grâce à la mise au point récente de petites machines, l’organisation de producteurs avec laquelle Tudo Bom ? collabore égrène elle-même le coton, conservant ainsi davantage de valeur ajoutée.
Tudo Bom ? établit des contrats d’achat de coton-fibre avec l’organisation de producteurs, avant que ces derniers n’aient commencé à planter. Les conditions commerciales sont donc définies à l’avance – quantité, prix, délais de paiements. Le prix d’achat du coton fibre est de R$ 6,00 par kg. En incluant les pertes de rendement et les coûts associés à l’égrenage, cela revient à R$ 1,60 par kg de coton-graine.
Mais tout cela nécessite de l’organisation ! En particulier au niveau logistique. A la fin de la récolte et de l’égrenage, tout le coton doit être stocké dans un unique entrepôt…
En attendant l’arrivée du camion pour la suite du voyage !







