En analysant l'eau à la sortie des stations dépurations des eaux en Allemagne, des chercheurs ont trouvé une quantité importantes de résidus d'édulcorants. Présents dans nos boissons, aliments, dentifrices, les édulcorants synthétiques contaminent tout le système aquatique.
Aux différentes étapes de l'épuration de l'eau, ils recherchaient la présence de sept édulcorants : le cyclamate, l’acésulfame, la saccharine, l’aspartame, le néotame, la néohespéridine dihydrochalcone et le sucralose.
Conlusions, les eaux traitées considérées comme potables, renfermaient à plus de 75 % du cyclamate, de l’acésulfame, de la saccharine, du néotame et du sucralose.
Cette étude met en lumière les limites des techniques pour le traitement des eaux usées, qui ne parviennent pas à éliminer ou à neutraliser plusieurs édulcorants. Contrairement aux sucres naturels, ces substances chimiques persisteraient en grande partie dans nos systèmes aquatiques, s’accumulant dans l’environnement et dans l’eau potable.
Ces données ne doivent pas être prises à la légère. En effet, des études scientifiques permettraient de supposer que certaines de ces substances pourraient avoir une action génotoxique, c’est-à -dire qu’elles pourraient endommager l’ADN2, ajoutent les auteurs de l’étude.
1. Scheurer M, Brauch HJ, Lange FT. Analysis
and occurrence of seven artificial sweeteners in German waste water and
surface water and in soil aquifer treatment (SAT). Anal Bioanal Chem. 2009 Jun 16.
2. Bandyopadhyay A, Ghoshal S, Mukherjee A. Genotoxicity testing of low-calorie sweeteners: aspartame, acesulfame-K, and saccharin. Drug Chem Toxicol. 2008;31(4):447-57.
Source: Passeport.net
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Le premier article étudie la faisabilité de l'utilisation de traceurs (détectant les édulcorants) comme moyen de mesurer l'influence de l'homme sur les eaux naturelles. Les doses relevées sont infinitésimales (quelques nanogrammes voire microgrammes par litres) et il n'y a virtuellement aucun risque pour la santé.
Le second article parle de la toxicité des édulcorants a des concentrations qui sont dizaines de milliers de fois plus importantes, et ses conclusions (peu alarmistes) nécessitent d'être relativisées par le vaste corpus d'études ayant conclu à l'inocuité des édulcorants communs dans le cadre d'une consommation raisonnable.