Étude sur la qualité des produits bio publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition : un faux débat sur les avantages du bio, une vraie escroquerie intellectuelle.
La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) des régions de France - syndicat professionnel qui porte la parole des producteurs bio français - considère que l’étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition constitue une quasi-escroquerie intellectuelle compte tenu des sérieuses et nombreuses lacunes relevées, notamment en matière de protocole de recherche, qui disqualifient les prétentions scientifiques poursuivies par l’étude. Ces insuffisances n’ont pas empêché – dans un premier temps – une reprise sans recul de certaines des conclusions les plus "sensationnalistes" de l’étude.
La FNAB – en accord avec l’analyse critique du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures - rappelle que les résultats des 162 études compilées établissaient un avantage évident en bénéfices nutritionnels pour les produits bio (micro-nutriments) et mettaient en avant leur meilleure densité nutritionnelle (du fait de la plus grande teneur en matière sèche des produits bio) que les produits conventionnels. Elle regrette que la mention "compilation bibliographique" (d’études existantes, parfois elles-mêmes uniquement bibliographiques…) de cette étude ne soit pas précisée : elle n’apporte en fait aucune nouvelle donnée.
La FNAB relève également les limites de la démarche "scientifique" : 1/3 seulement des références scientifiques est retenu pour asseoir un résultat ; absence (inexplicable) de la non prise en compte des résidus de pesticides (les produits bio en sont exempts) ; absence de toute référence sur les bénéfices environnementaux de l’agriculture biologique liés à l’interdiction des produits chimiques de synthèse…
La FNAB s’interroge enfin sur l’opportunité d’un tel débat (et ce avec de tels arguments faussés) alors que de plus en plus d’agriculteurs se lancent dans un mode de production biologique, que ces techniques sont même reprises par bon nombre de producteurs conventionnels, que la satisfaction des consommateurs s’affirme et que l’ensemble de la filière bio connaît un développement spectaculaire (trop, peut-être…).
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Ca me fait penser au GIEC qui décide du réchauffement de la planète au moyen d'un vote (!)