Un excellent article d'Eve Szeftel pour l'AFP met en relief les contradictions de la vente des produits biologiques par la grande distribution. Entre démocratisation et dénaturation du bio, tous ne sont pas d'accord sur les résultats.
La grande distribution surfe sur la vague bio en proposant des produits à prix cassés, une démocratisation bienvenue, mais qui suppose un recours massif aux importations et fait craindre aux producteurs de se voir imposer des tarifs ne leur permettant pas de vivre.
Les grandes et moyennes surfaces distribuent aujourd'hui 45% de l'alimentation biologique, loin devant les réseaux spécialisés. Pionnière dès 1990, l'enseigne Monoprix a été suivie par Carrefour et les autres.
Dernier en date, Auchan propose, sous sa propre marque, 50 produits alimentaires certifiés bio à moins d'un euro. Une offre permanente "dans la lignée de sa politique de discount responsable, qui vise à rendre accessibles à tous les consommateurs les produits issus de modes de production durables", selon un dossier de presse.
Pour ce faire, Auchan assure avoir réalisé un "effort important pour compresser ses coûts" mais refuse de dire sur quels coûts a porté cet effort.
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