
Vivre en ville, c’est aussi partager, mutualiser !
« C’est une absurdité foncière et économique de croire que l’on peut diviser indéfiniment le pays en petites parcelles pour créer des maisons individuelles. » Éric Wuilmot, architecte du projet. Les maisons be-GREEN, sont deux maisons de ville. Entre le logement collectif et l’habitat individuel, la maison de ville permet une rationalisation de l’aménagement du territoire et des équipements publics. Il devient aussi possible de réduire le coût économique et écologique des déplacements et de gagner en qualité de vie. Les maisons de ville restent des maisons avec des jardins, terrasses et une organisation verticale.
Mais pourquoi vivre en ville si ce n’est aussi pour vivre ensemble !
Il ne s’agit pas de vivre les uns sur les autres ni de tomber dans un collectivisme forcené! À New-York et dans d’autres grandes villes occidentales, certains équipements, comme ceux d’une buanderie, sont souvent communs à un même immeuble. Éric Justman, créateur d’Architectures à vivre et initiateur des maisons be-GREEN, s’étonne qu’« en France les promoteurs s’y refusent. Le succès de la colocation n’est-il pas dû en partie à une envie de partager certains espaces et équipements ? Pourquoi ne pas mutualiser des lieux d’utilité ou de convivialité ? »… Dans les maisons be-GREEN, l’entrée, le patio, le local technique, les terrasses et le local à vélos sont partagés entre les deux maisons.
Une empreinte écologique minimale !
Chacun d’entre nous le sait, nous traversons une crise écologique majeure, caractérisée principalement par l’écroulement de la biodiversité et par les changements climatiques dus aux rejets de gaz à effet de serre. Si tous les habitants du monde vivaient comme la moyenne des Français, nous aurions besoin d’au moins trois terres. Réduire notre empreinte écologique est donc une nécessité absolue. Les maisons be-GREEN entrent dans cette logique. Elles sont construites en bois avec le moins de matériaux possible et présentent un bilan neutre en carbone en minimisant la consommation d’énergie.
Pour Éric Justman, « il ne s’agit pas de construire des blockhaus thermiques, ni de revenir à l’âge de pierre. Au contraire une maison environnementale doit être agréable à vivre avec une lumière naturelle de qualité, facile à entretenir, confortable… Mais en même temps, pas question que ce bien-être recherché se construise et se vive au détriment de notre avenir. Pas question d’un confort matériel au détriment de la planète. Le vrai confort est aussi intellectuel, citoyen ! »
Les maisons be-GREEN : des maisons-concept
Un projet nécessite une approche globale. Les maisons be-GREEN sont des maisons-concept, des maisons d’exposition. Aussi, il est donc impossible de tenir compte d’un environnement précis. Elles ont été imaginées dans un contexte urbain. Les maisons s’ouvrent plein sud pour qu’en hiver le soleil apporte gratuitement 30 % des calories nécessaires au chauffage. Mais le confort d’été a aussi été pris en compte avec la mise en place, côté nord, d’ouvrants dotés d’un triple vitrage AGC Flat Glass. Ce dispositif permet une ventilation naturelle en saison chaude tout en limitant au maximum les déperditions en hiver. L’isolant en textiles recyclés, le système de ventilation double flux, les installations solaires photovoltaïque, et thermique pour l’eau chaude sanitaire, complètent les systèmes de pompe à chaleur et de chaudière à condensation au gaz naturel.
La gestion intelligente du chauffage et de l’énergie est prévue avec un tableau de bord et un système domotique, ce qui permet aux habitants de connaître de manière instantanée la dépense d’énergie. Il est possible pour l’utilisateur d’agir pour limiter cette consommation. Un espace bureau est constitué avec un système de vidéo-conférences, limitant d’autant les déplacements.
Une attention particulière est portée à l’énergie grise (cycle de vie complet des produits de la fabrication au recyclage). Une des maisons est à énergie positive et l’autre répond aux exigences du label BBC (Bâtiment Basse Consommation). L’ensemble du bâtiment présente un bilan énergétique proche de zéro. Le revêtement des façades, la « peau », est en textile, clin d’oeil au monde du bâtiment qui témoigne de l’objectif de construire avec peu de matière. Pour Éric Wuilmot, « cette ‘peau textile’ High Tech, entièrement recyclable, permet un chantier mécaniquement plus simple lors d’un éventuel nettoyage de façade. On déhousse alors la maison, puis on l’habille à nouveau. » Mais le matériau et la couleur peuvent alors changer. La réflexion sur l’évolutivité des maisons be-GREEN a aussi été poussée de l’autre côté de la façade, côté intérieur. Les panneaux de bois scratchés, se démontent à volonté et permettent, par exemple, de modifier très facilement les circuits des fluides passant dans la paroi.
Une des maisons est conçue pour pouvoir être habitée par une personne à mobilité réduite.
Informations
A visiter sur la place du Père Teilhard de Chardin | Paris 4ème
Face au Pavillon de l'Arsenal | métro Sully-Morland - Métro 7
Dates: du 5 mai au 25 août, tous les jours, sauf le lundi
Horaires: visites guidées de 12h à 18h (départ de la visite toutes les 1/2 heures)
Tarif: 4 euros/personne











