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Écrit par Marco Fortier
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Vendredi, 09 Avril 2010 17:46 |
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Ce n’est pas pour me vanter mais j’ai un ami au Népal qui vient de la
caste des intouchables. La plus basse caste, celle qui n’a pas le droit
de marcher sur le même trottoir que les autres Népalais.
Oui, monsieur, un intouchable. Les Népalais les appellent les dalits.
C’est mon ami. Le système de castes a été aboli il y a longtemps au
Népal, comme en Inde, mais les traditions ont la vie dure.
Je sais, je vous parlais depuis plusieurs jours d’un autre pays
d’Asie, le Myanmar, et je change de sujet tout à coup. Ça me tentait.
C’est l’avantage de ne pas avoir de patron : j’ai envie de vous parler
de mon ami intouchable du Népal. Alors voilà. Lisez, vous verrez, il est
même question de Jésus dans cette histoire. |
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Écrit par Marco Fortier
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Vendredi, 19 Mars 2010 18:06 |
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HANOI, Vietnam
Ce pays me bouscule, m’agresse, me casse les oreilles,
me sort de ma zone de confort. Mais je ne suis pas pressé de le quitter. On est toujours déstabilisé en débarquant
dans un pays inconnu, même après cinq mois sur la route en Asie. Le
choc a été brutal au Vietnam.
Il y a trop de monde dans ce pays. Trop
de motos. Trop de klaxons. Trop de vroum-vroum. Trop de boum-boum. Trop
de télés qui jouent à tue-tête. Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est le
vacarme, chanterait sans doute Gilles Vi Nguyen, s’il existait. Nous sommes arrivés à Hanoi en pleins
préparatifs de la fête du Têt, le Nouvel an vietnamien. C’était
surréaliste. Comme la veille de Noël à la puissance 1000. |
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Lire la suite... [Vacarme au Vietnam]
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Écrit par Marco Fortier
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Mercredi, 24 Février 2010 17:34 |
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Je suis monté sur mon vieux vélo chinois à une seule vitesse en
m’imaginant sur la route 175 entre L’Étape et Chicoutimi. J’ai pédalé à
100 milles à l’heure. Au bout d’une minute, la chaîne a déraillé. Trois Birmans sont tout de suite accourus
pour m’aider à replacer la mécanique. « Go slowly », m’ont-ils dit,
hilares, alors que je repartais en les remerciant, tout en sueur.
OK. Slowly... |
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Écrit par Marco Fortier
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Mardi, 23 Février 2010 11:09 |
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Un jour, Marianne voyait des femmes laver la vaisselle, dans la rivière
au Myanmar, et elle m'a demandé : « Papa, pourquoi les femmes
travaillent tout le temps et les hommes ne font rien? »
Bonne question, Marianne. À 6 ans, tu comprends déjà pas mal de choses.
C'est vrai que les femmes travaillent
fort en Asie. En Thaïlande, au Népal, au Myanmar et au Vietnam — les
pays qu'on a visités jusqu'à maintenant —, c'est partout pareil. Les
femmes travaillent du matin au soir pendant que les hommes prennent le
thé ou jouent aux cartes. C'en est choquant. |
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Lire la suite... [Les femmes, les enfants, Bouddha et moi]
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Écrit par Marco Fortier
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Lundi, 15 Février 2010 08:15 |
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NYAUNGSHWE, Myanmar – Nous sommes partis au lever du soleil vers les
collines derrière notre village, près du lac Inle, au centre du
Myanmar. Deux jours de marche dans une région sans routes, sans eau
courante et sans touristes.
Notre guide, Than (nom fictif, pour
protéger son anonymat), nous mène dans un sentier poussiéreux qui
serpente à travers des bananiers, des manguiers, des orangers, des
cerisiers, et des plantations de thé, de soya et d’avocatiers. Ça fait
tout drôle de voir des avocats se balancer dans un arbre, comme des
boules de Noël. |
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Lire la suite... [Voyage dans le temps dans les collines birmanes]
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Écrit par Marco Fortier
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Mercredi, 10 Février 2010 09:12 |
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Je lis vos réactions et je dois faire une mise au point: on ne serait
jamais allés au Myanmar si on avait eu le moindre début d'ombre d'un
doute quant à la sécurité de nos enfants.
On a rencontré d'autres voyageurs arrivant du Myanmar. Ils étaient
unanimes: allez-y. Le régime birman n'aime pas les journalistes, mais
il adore les touristes. Ma conjointe, nos enfants et moi sommes allés
au Myanmar en touristes, pas comme journalistes. On n'a jamais sorti
nos calepins de notes en public (on griffonnait fort dans nos chambres
d'hôtel). On n'a mené aucune activité susceptible de nous faire
« démasquer ». Aucune entrevue avec des représentants de partis
politiques, par exemple. On a aussi attendu d'avoir quitté le pays
avant d'écrire, par mesure de sécurité. Bref, nos enfants n'ont jamais
été menacées. Au contraire, elles ont été cajolées et couvertes de
cadeaux durant 27 jours. |
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Lire la suite... [Au pays des temples d'or]
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Écrit par Marco Fortier
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Lundi, 08 Février 2010 07:12 |
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Je viens de passer 27 jours en famille dans une des pires dictatures du
monde. Et j’ai vécu des moments parmi les plus exaltants de toute ma
vie. Isabelle et moi avons emmené nos filles de 4 et 6 ans au Myanmar,
anciennement connu sous le nom de Birmanie. Cet « État voyou », dirigé
par des militaires qui ne tolèrent aucune dissidence, fait toujours les
manchettes pour les mauvaises raisons. Je vous reparlerai plus tard des
événements récents au Myanmar, mais pour vous situer, je veux juste
vous rappeler que c’est ce pays qui emprisonne Aung San Suu Kyi, la
plus célèbre prisonnière politique de la planète. On était un peu inquiets avant d’entrer
au Myanmar, parce que le « généralissime » Than Shwe – c’est pas mal
plus qu’un simple général, ça monsieur – le généralissime Than Shwe,
donc, n’aime pas beaucoup les journalistes, encore moins les
journalistes étrangers. Sur nos demandes de visa, on a caché nos vraies
identités : je suis devenu enseignant et Isabelle, psychologue. |
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Lire la suite... [Deux journalistes et leurs enfants chez les dictateurs]
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Écrit par Marco Fortier
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Jeudi, 10 Décembre 2009 14:29 |
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KATMANDOU, Népal — En première page de tous les journaux, ce matin :
une jeune journaliste sauvagement battue par une bande d’inconnus qui
l’ont poussée dans un ravin. Elle repose dans un état « stable, mais
critique » à l’hôpital Katmandou Model.
Ça nous a virés à l’envers, Isabelle et moi. Des histoires comme
celle-là, on en lit presque toutes les semaines au Népal. Sans hésiter,
on a décidé de rendre visite à Tika Bista, 29 ans, journaliste du
quotidien Radjhani. On est allés acheter une carte de vœux,
une boîte de chocolats Ferrero-Rocher, un calepin de journaliste et 10
stylos. Et on a pris un taxi pour l’hôpital Katmandou Model, avec
Marianne et Émilie. |
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Lire la suite... [Quand le journalisme mène à l’hôpital]
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Écrit par Marco Fortier
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Mardi, 08 Décembre 2009 10:12 |
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PAUNYATAR, Népal - On s’était promis de ne pas faire un voyage de
« touristes ». Nous avons trouvé une famille népalaise qui a accepté de
nous héberger.
Rien de plus facile que de trouver une famille prête à accueillir
quatre aventuriers canadiens. On demande à un ami d’un ami qui connaît
un ami… Ça s’est réglé en une demi-journée.
Nous voici donc dans le village de Paunyatar, en banlieue lointaine
de Katmandou. La famille Budhatoki nous ouvre les portes de sa maison
tout en béton dans ce qui est encore la campagne, mais qui deviendra la
ville dans un an ou deux tout au plus.
Les maisons de trois étages remplacent peu à peu les vaches, les
chèvres et les plantations de légumes autour des terres cultivables de
la famille Budhatoki. L’université de Katmandou prévoit même y
implanter un campus à cinq minutes de marche, dans le champ en bas de
la pente. |
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Lire la suite... [Chez grand-papa et grand-maman Budhatoki]
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Écrit par Marco Fortier
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Mercredi, 25 Novembre 2009 09:10 |
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C'était un peu fou. Mais on se trouvait bel et bien là, au pied des plus belles montagnes du monde, à entamer une marche de cinq jours dans l'Himalaya avec nos filles de 4 et 6 ans.
Cinq jours avec nos princesses à flirter avec le massif de l'Annapurna, monument de silence au centre du Népal. Je n'ai toujours pas les mots pour décrire une telle majesté. Vous irez voir...
Il faut préciser tout de suite ce que c'est, une randonnée au Népal. Du matin au soir, on grimpe, descend, grimpe, descend, grimpe grimpe grimpe, descend descend, sur un sentier étroit, pierreux et poussiéreux qui s'étire de village en village, frôlant des précipices, traversant jungles et rivières.
On mange mal. Fabuleusement mal. La
nuit, on gèle dans des cabanes tout croches et sans chauffage. On a mal
aux jambes. On se sent loin, isolé, aucune route, aucune voiture, peu
d'électricité. |
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Lire la suite... [Au-dessus des nuages dans l'Himalaya]
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